
« Dire qu'[Apple] a subi des pertes de part de marché, un préjudice en matière de reconnaissance de sa marque ou de clientèle à cause d'une violation de brevets imputée à Motorola est de la spéculation pure », considère le juge qui met fin à la bataille judiciaire croisée entre les deux firmes.
Dans ce litige qui avait débuté en 2010, Apple accusait Motorola de violer des brevets portant notamment sur des technologies tactiles. La seconde entreprise avait contre attaqué en mettant dans la balance une vingtaine de brevets qui étaient selon elle violés dans des produits comme l'iPhone, l'iPad et l'App Store.
Motorola s'est dit satisfait du jugement rendu : « Nous sommes heureux que le juge Posner ait formellement rejeté la plainte contre Motorola Mobility. » La firme de Cupertino ne s'est pas exprimée sur le sujet. La bataille entre les deux entreprises reste néanmoins en cours en Allemagne.


L'autorité judiciaire a fait savoir qu'ils ne disposeraient pas de traitement de faveur : « Il s'agit, après tout, d'un cas d'entente, dans lequel les défenseurs sont soupçonnés d'être cocomploteurs. Il n'y a, par conséquent, aucune raison pour qu'ils ne soient pas susceptibles d'apporter des preuves très pertinentes ». Elle veut éviter que des documents restent secrets en immunisant les éditeurs qui ont signé l'accord.
Le DoJ réclame par exemple des documents que Hachette, HarperCollins, et Simon & Schuster ont remis aux régulateurs européens qui enquêtent eux aussi sur cette affaire.