La dernière publicité d’Apple diffusée sur YouTube semble d’une banalité affligeante. La vidéo montre des étudiants qui font tous leur travail sur un Mac portable ou un autre et on imagine qu’ils vont brillamment réussir leurs tâches. Raté ! Sa première partie les montre au contraire en train de bloquer, sur un scénario qui ne veut pas s’écrire, un morceau de code qui refuse de correctement s’exécuter ou encore une présentation qui ne s’agence pas comme il faut. Ils terminent tous bien frustrés, avec une grosse pile de documents dans la corbeille de macOS.
Pour un peu, on était à deux doigts de penser qu’ils allaient jeter leur précieux MacBook à travers la pièce. Voilà qui aurait été quand même particulièrement osé pour une pub, il faut le reconnaître ! Hélas, nous ne sommes pas tombés dans un univers parallèle et le cours normal d’une vidéo destinée à vendre un produit reprend finalement ses droits. Après une (brève) nuit de sommeil ou une bonne douche, l’esprit créatif revient enfin. Le bras robotisé assemble sa pile, les documents s’écrivent tout seul, le code se compile sans erreur… bref, le Mac est enfin redevenu l’outil parfaitement adapté à toutes les situations. 😮💨
On notera au passage l’absence notable de MacBook Neo dans cette vidéo. Ce Mac nettement moins cher n’est-il pourtant pas l’équipement idéal pour des étudiants ? C’est bien ce qu’Apple met en avant depuis le début et l’ordinateur se vendrait d’ailleurs très bien, certainement en grande partie en milieu scolaire. Ce serait un tel succès que cela deviendrait même un problème pour la Pomme, qui va peut-être devoir commander de nouvelles puces A18 pour satisfaire la demande.
Dans ces conditions, on imagine sans mal que le service marketing de Cupertino préfère mettre en avant le MacBook Air ou les MacBook Pro. Ces modèles dégagent beaucoup, beaucoup, plus de marges et on suppose qu’Apple aime autant les vendre que le Neo. Surtout en ce moment.
Brancher un écran externe sur son MacBook, tout le monde sait faire. Obtenir des couleurs cohérentes entre la dalle du portable et le moniteur posé sur le bureau, c'est une autre histoire.
BenQ a structuré son catalogue autour de cette réalité, avec deux gammes pensées pour deux profils d'utilisateurs bien distincts : la série MA pour celles et ceux qui travaillent au quotidien sur MacBook Air, et la série Creative Pro (PD) pour les utilisateurs de MacBook Pro dont le métier exige une fidélité d'image de niveau studio.
Des couleurs enfin raccord avec votre Mac
Le reproche le plus fréquent adressé aux moniteurs externes utilisés avec un Mac tient en quelques mots : les couleurs ne correspondent pas. Un rouge vif sur le MacBook devient terne sur l'écran d'à côté, un gris chaud tire vers le bleu.
BenQ y répond avec sa technologie Mac Color Tuning, une calibration usine alignée sur l'espace colorimétrique d'Apple (le fameux Display P3). En pratique : on passe de l'écran du MacBook Air au moniteur sans décalage visible.
Série MA : l'extension naturelle de votre MacBook Air
Deux modèles retiennent l'attention. Le MA270UP propose une dalle 4K de 27 pouces à 60 Hz, avec une surface brillante (baptisée Nano Gloss) qui rappelle directement le rendu des écrans Apple.
La couverture des couleurs est large (95 % du P3 utilisé par Apple), la luminosité confortable (400 nits en usage courant, pic à 450) et le tout est certifié DisplayHDR 400. Pour ceux qui préfèrent voir plus grand, le MA320UP reprend la même recette sur 32 pouces, avec une luminosité rehaussée (550 nits, pic à 600, certifié DisplayHDR 600), un meilleur contraste et une couverture P3 encore élargie à 97 %.
Côté branchements, les deux modèles partagent un socle commun bien pensé : un seul câble USB-C suffit pour afficher l'image et alimenter le MacBook (90 W de charge). Un second port USB-C à 15 W permet de recharger un iPhone ou un iPad en parallèle, et deux entrées HDMI complètent le dispositif.
Le pied est réglable dans tous les sens (hauteur, inclinaison, rotation, pivot portrait), et le tout reste compatible avec un bras articulé VESA.
Un câble, zéro friction
L'un des atouts les plus appréciables au quotidien reste le Brightness Sync : une fois le logiciel Display Pilot 2 installé, les touches de luminosité et de volume du clavier Mac pilotent simultanément l'écran externe. Un détail, certes, mais le genre de détail qui change l'expérience d'utilisation au fil des heures.
Série PD : quand le MacBook Pro mérite un moniteur à sa hauteur
Investir dans un MacBook Pro récent (M4 Pro, M5, M5 Pro ou M5 Max), c'est disposer d'une puissance graphique sérieuse. Encore faut-il un écran capable de la restituer sans compromis. La gamme Creative Pro de BenQ monte d'un cran sur tous les fondamentaux : résolution, connectique, outils de calibration et gestion des couleurs.
PD2730S : la 5K qui tutoie le Studio Display
Le PD2730S, que nous avions testé ici, est un 27 pouces en 5K (5120 x 2880), soit 218 pixels par pouce, une densité quasi identique à celle de l'écran Retina des MacBook Pro. Cette finesse permet d'afficher les interfaces en haute résolution tout en disposant d'un espace de travail nettement plus généreux qu'en 4K.
La dalle mate couvre 98 % du gamut P3, avec un contraste de 2 000:1 et des couleurs calibrées en sortie d'usine (écart Delta E inférieur à 2, ce qui signifie concrètement que l'œil humain ne perçoit pas la différence entre la couleur affichée et la couleur théorique). Le moniteur est validé Pantone et Calman, deux références dans l'industrie graphique.
Côté connectique, tout passe par un unique câble Thunderbolt 4 (charge à 90 W, transfert de données à 40 Gbps), avec la possibilité de chaîner deux écrans 5K depuis les puces Pro, Max ou Ultra. Un KVM intégré et un pavé de contrôle sans fil (le Hotkey Puck G3) complètent l'ensemble. Comptez environ 1 100 € en France.
PD3226G : 4K, 144 Hz et rigueur pro dans le même boîtier
Le PD3226G, lui, joue une carte hybride assez rare sur le segment professionnel. Sur sa dalle 32 pouces en 4K, BenQ greffe un taux de rafraîchissement de 144 Hz, soit plus du double des 60 Hz habituels sur ce type de moniteur.
Concrètement, les animations, les transitions et les défilements gagnent en fluidité, un avantage tangible pour les game designers, les animateurs, et, avouons-le, pour quiconque lance une session de jeu après le travail.
Le moniteur reste compatible FreeSync Premium, ce qui élimine les déchirures d'image en jeu. Mais la rigueur colorimétrique n'est pas sacrifiée pour autant : 95 % du P3, 100 % du sRGB, calibration usine à Delta E inf à 2, validations Pantone et Calman. La connectique Thunderbolt 4 est identique à celle du PD2730S, daisy chain compris. Il se négocie aux alentours de 1 050 €.
Les deux moniteurs partagent aussi Display ColorTalk, un outil logiciel qui synchronise les couleurs entre le MacBook et l'écran BenQ sans nécessiter de sonde physique, ainsi qu'ICCsync, qui gère automatiquement les profils de couleur sous macOS quand on bascule d'un mode à l'autre. La gamme Creative Pro est détaillée ici.
MacBook Air ou MacBook Pro : comment choisir ?
Le choix se résume assez simplement. Si votre MacBook Air vous sert à travailler, naviguer, retoucher vos photos de vacances et regarder des séries, les MA270UP et MA320UP offrent une cohérence de couleurs et une intégration macOS que l'on trouve rarement à ce niveau de prix, avec en prime une dalle brillante qui retrouve le rendu visuel auquel Apple nous a habitués.
Si vous faites tourner un MacBook Pro sur des projets de design, de montage vidéo, d'animation 3D ou de développement de jeux, le PD2730S et sa définition 5K constituent un concurrent frontal au Studio Display d'Apple pour un tarif sensiblement inférieur, tandis que le PD3226G apporte la fluidité du 144 Hz sur un grand format sans rien céder sur la justesse des couleurs.
Dans les deux cas, l'approche de BenQ repose sur un même principe : un seul câble, des couleurs fidèles et une intégration macOS soignée. Le reste est affaire de budget et d'ambition.
Comme iOS 26.5 et watchOS 26.5, Apple n’oublie pas le système dédié aux Mac, en fournissant ce soir la version finale de macOS 26.5. Néanmoins, la liste de nouveautés est encore plus courte : en dehors de quelques changements transversaux et sûrement des corrections de bugs, on n’a rien noté de particulièrement intéressant durant le cycle de bêtas. Pas même un nouveau fond d’écran à découvrir, c’est triste.
Image MacGeneration.
Pas de nouveau Siri non plus, malheureusement. Il faudra patienter jusqu’à la WWDC 2026 qui aura lieu dans à peine un mois pour découvrir ce qu’Apple nous prépare dans ce domaine. Des rumeurs laissaient entendre que la mise à jour printanière aurait pu voir arriver le nouvel assistant vocal basé sur Gemini, il n’en est rien finalement. Siri sera la star de la WWDC et des OS 27 à l’automne prochain, alors en attendant, macOS 26.5 devra composer avec le système que l’on connaît depuis bien des années.
Du côté des changements en commun, signalons l’arrivée du chiffrement de bout en bout des RCS, qui s’applique aussi à l’app Messages de macOS. Ce standard appelé à remplacer les SMS évolue doucement et Apple intègre les nouveautés au fil du temps. Si l’ajout du chiffrement est une excellente nouvelle en matière de sécurité, il faut souligner que ce n’est qu’un premier pas. Le déploiement concret dépend toujours des opérateurs et aussi de la messagerie utilisée par le correspondant. Apple parle encore d’une bêta, même si les OS 26.5 devraient tous l’activer par défaut.
Dans Plans, les utilisateurs nord-américains verront des lieux suggérés dans les résultats de recherche. Ce ne sera pas le cas dans le reste du monde et notamment pas en Europe, ce qui n’est pas un défaut pour autant. Cet ajout prépare l’arrivée de la publicité dans l’app de cartographie d’Apple, prévue pour l’été. Fort heureusement, seuls les États-Unis y auront droit dans un premier temps, même si on s’attend inévitablement à un déploiement dans le monde entier à terme.
Voici l’intégralité (si si) des notes de version fournies par Apple pour macOS 26.5 :
Cette mise à jour apporte des améliorations, des correctifs et des mises à jour de sécurité pour votre Mac.
Sur un Mac Studio de 2021. Image MacGeneration.
Même si Apple ne le précise pas, il y a au moins un changement dans macOS 26.5 ! Cette fiche support indique que les Mac de bureau récents peuvent démarrer automatiquement dès qu’ils sont alimentés. Une nouvelle option est disponible dans les Réglages système pour les modèles concernés, à savoir le Mac mini M4, les Mac Studio M4 Max et M3 Ultra ou encore l’iMac M4. L’entreprise glisse en passant que « cette fonction peut être utile lorsque le bouton d’alimentation de l’ordinateur n’est pas facilement accessible ». Une remarque fort juste concernant tous Mac de bureau avec des boutons de démarrage planqués…
Comme souvent, macOS 26.5 corrige aussi des vulnérabilités et cette fois, la liste fournie par Apple est bien longue. Plus de soixante-dix entrées, dans de nombreux domaines du système. Même s’il n’y a pas de faille exploitée connue à ce jour, c’est toujours mieux de mettre à jour au plus vite.
Avis aux fans de Magic Mouse : la souris d’Apple est actuellement en promo dans son coloris noir chez Joybuy. L’accessoire tombe à 74,98 € via l’application grâce à un coupon (ou 79,98 € sans sur le web). Cela représente 37 % de moins que ce qu’en demande Apple en boutique, où la souris reste vendue 119 €.
Magic Mouse noire. Image Apple/MacGeneration
Le coupon est à choisir dans l’application : il offre 5 € de rabais dès 25 € d’achat. La plateforme indique qu’il est valable jusqu’au 14 mai. La livraison est gratuite à domicile ou en point relais.
C’est une offre intéressante comparé à la concurrence. Le même modèle est vendu 98,68 € chez Amazon, qui propose d’économiser deux euros supplémentaires grâce à un coupon. La plateforme affiche cependant le modèle blanc à 65,24 €, ce qui est très intéressant (Joybuy n’a pas de remise similaire).
Notons qu’il s’agit du modèle USB-C, ce qui sera plus confortable que les anciens modèles Lightning. Mis à part ça, c’est une Magic Mouse avec ses avantages (l’aspect multi-touch, les finitions) et ses défauts (la recharge sur le dos, l’ergonomie qui divise).
Les amateurs de Magic Trackpad pourront jeter un œil du côté d’Amazon, qui propose une remise de 16 % sur le modèle blanc. Il revient à 116,63 € au lieu de 139 € en temps normal. Le coloris noir est à 140 €, ce qui reste 30 € de moins qu’en Apple Store.
Apple va acquérir le studio Patchflyer. Si ce nom ne vous dit rien, c’est normal : il s’agit d’une toute petite structure allemande composée d’un seul employé, Jonathan Marvin Ochmann. Patchflyer est notamment à l’origine de Color.io, une application web dédiée à l’étalonnage des couleurs pour les images RAW. L’acquisition a été révélée sur le site de la Commission européenne, comme l’impose le DMA.
Color.io. Image MacGeneration.
Le site de Color.io n’est plus accessible depuis le début de l’année, mais un détour par la Wayback Machine permet encore d’apercevoir ce que proposait le service. Color.io se présentait comme un processeur d’images RAW en ligne et un créateur avancé de LUT 3D destiné aux photographes et vidéastes.
Dans un message adressé à ses utilisateurs à la fin de l’année dernière, Jonathan Ochmann expliquait que Color.io ne fermait pas pour des raisons financières. Après plus de dix ans à tout gérer seul, il estimait simplement avoir atteint les limites du développement en solitaire.
« J’ai l'opportunité de collaborer avec une entreprise dont les produits m'ont profondément marqué et inspiré, et de travailler sur des outils créatifs à une échelle que je n'aurais jamais pu atteindre seul. C'est l'occasion de travailler avec des personnes que j'admire, sur des outils qui auront une portée bien supérieure à ce que je pourrais créer seul », écrivait-il alors, sans préciser qu’il faisait référence à Apple.
Color.io. Image MacGeneration.
Les compétences du développeur allemand de 36 ans seront donc mises à profit pour le Creator Studio ou bien pour intégrer Photomator à cet écosystème. Le logiciel photo professionnel racheté par Apple début 2025 n’a en effet pas connu de mises à jour majeures depuis son acquisition et ne fait pas encore partie de l’offre. La Pixelmator Team, désormais intégrée à Apple, a peut-être besoin de renfort pour peaufiner ses outils.