Sony a beaucoup perdu de sa superbe, ses diverses divisions (fort bien nommées) menant leurs affaires de manière trop indépendante, sans cohérence ni concertation. Le géant japonais avait déjà entrepris une profonde restructuration pour remettre de l'ordre dans ses affaires, elle s'apprête à pousser plus loin encore cette logique.
Sony a cumulé ces derniers temps les annonces de nouvelles stratégies (lire Sony : une nouvelle console portable et une nouvelle stratégie). Après des résultats de plus en plus préoccupants, le premier février, elle annonçait que Kazuo Hirai, actuel dirigeant de la section Consumer Products & Services Group (lui-même une refonte par deux fois en deux ans des divisions électronique et gaming), allait devenir son nouveau CEO au premier avril (lire Jeu de chaises musicales à la tête de Sony).
Celui-ci vient d'annoncer sa politique à venir : il s'agira pour Sony de lier plus étroitement encore le matériel et le logiciel, avec les réseaux en ligne en guise de passerelle. Il compte notamment stopper l'hémorragie de la division TV, et réduire les dépenses de manière générale pour remettre la société sur le chemin des bénéfices. L'objectif à long terme est de proposer un écosystème solide, sur le modèle de Sony Computer Entertainment qu'il dirigea plusieurs années durant, ce modèle « est un concept plus large que nous pouvons faire croître dans un plus grand espace », a-t-il déclaré. « le matériel tire le logiciel, et le logiciel tire le matériel », une philosophie qui n'est pas sans rappeler celle d'Apple. La boucle est bouclée : alors qu'autrefois Steve Jobs prenait Sony comme exemple, c'est la situation inverse aujourd'hui. Sony dispose même de plus de moyens pour pousser cette logique plus loin encore, sachant que la société est à la tête de trois grands producteurs de contenus : Sony Pictures Entertainment, Sony Music Entertainment, et Sony Computer Entertainment (lire également Sony réfléchit à sa présence sur iTunes). D'autre part, Sony renommait le PlayStation Network en Sony Entertainment Network la semaine dernière.
En outre, le même Kazuo Hirai a déclaré qu'il fallait compter avec Vita OS (le système d'exploitation de sa nouvelle console portable) comme une plateforme mobile de plein droit, secondé par Yoshio Matsumoto, vice-président de SCE, qui souligne que l'OS a été conçu pour être déployé sur d'autres machines telles que smartphones et tablettes. Il ajoute cependant que le projet n'existe pas pour l'heure, mais que le potentiel n'en est pas moins là.
Vita OS pourrait être un moyen pour Sony de retrouver de sa superbe, la rude concurrence à bas prix sur le marché des terminaux Android ne lui ayant pas réussi jusqu'ici, et la dépendance à un développeur tiers n'étant pas dans les habitudes de la maison.

Sony a cumulé ces derniers temps les annonces de nouvelles stratégies (lire Sony : une nouvelle console portable et une nouvelle stratégie). Après des résultats de plus en plus préoccupants, le premier février, elle annonçait que Kazuo Hirai, actuel dirigeant de la section Consumer Products & Services Group (lui-même une refonte par deux fois en deux ans des divisions électronique et gaming), allait devenir son nouveau CEO au premier avril (lire Jeu de chaises musicales à la tête de Sony).
Celui-ci vient d'annoncer sa politique à venir : il s'agira pour Sony de lier plus étroitement encore le matériel et le logiciel, avec les réseaux en ligne en guise de passerelle. Il compte notamment stopper l'hémorragie de la division TV, et réduire les dépenses de manière générale pour remettre la société sur le chemin des bénéfices. L'objectif à long terme est de proposer un écosystème solide, sur le modèle de Sony Computer Entertainment qu'il dirigea plusieurs années durant, ce modèle « est un concept plus large que nous pouvons faire croître dans un plus grand espace », a-t-il déclaré. « le matériel tire le logiciel, et le logiciel tire le matériel », une philosophie qui n'est pas sans rappeler celle d'Apple. La boucle est bouclée : alors qu'autrefois Steve Jobs prenait Sony comme exemple, c'est la situation inverse aujourd'hui. Sony dispose même de plus de moyens pour pousser cette logique plus loin encore, sachant que la société est à la tête de trois grands producteurs de contenus : Sony Pictures Entertainment, Sony Music Entertainment, et Sony Computer Entertainment (lire également Sony réfléchit à sa présence sur iTunes). D'autre part, Sony renommait le PlayStation Network en Sony Entertainment Network la semaine dernière.
En outre, le même Kazuo Hirai a déclaré qu'il fallait compter avec Vita OS (le système d'exploitation de sa nouvelle console portable) comme une plateforme mobile de plein droit, secondé par Yoshio Matsumoto, vice-président de SCE, qui souligne que l'OS a été conçu pour être déployé sur d'autres machines telles que smartphones et tablettes. Il ajoute cependant que le projet n'existe pas pour l'heure, mais que le potentiel n'en est pas moins là.
Vita OS pourrait être un moyen pour Sony de retrouver de sa superbe, la rude concurrence à bas prix sur le marché des terminaux Android ne lui ayant pas réussi jusqu'ici, et la dépendance à un développeur tiers n'étant pas dans les habitudes de la maison.
