Surfant sur les tensions actuelles avec les États-Unis, deux acteurs européens du web s’associent pour aider les utilisateurs à « se libérer des Big Techs ». Le navigateur norvégien Vivaldi intègre maintenant le service suisse Proton VPN. « Ensemble, Proton VPN et Vivaldi établissent une nouvelle norme qui remet en cause la domination des géants de la tech », veut croire David Peterson, directeur général Proton VPN.

Ce n’est pas en intégrant un VPN dans un navigateur que les internautes européens vont délaisser les services de Google, Meta, Microsoft ou encore OpenAI au profit d’alternatives locales, ni même que la collecte de données personnelles va être stoppée net, mais les deux partenaires soulignent qu’ils peuvent jouer un rôle dans une navigation plus confidentielle sur le web. Vivaldi dispose depuis longtemps d’un bloqueur de pubs et de traqueurs intégré, tandis que Proton fait valoir sa transparence dans le secteur opaque des VPN.
Techniquement, l’intégration de Proton VPN dans Vivaldi passe simplement par la préinstallation de son extension et son ajout dans la barre d’outils. Le VPN est ainsi bien en évidence, mais pour l’utiliser, encore faut-il avoir un compte Proton ou bien Vivaldi.

Après la connexion, on dispose par défaut de la formule gratuite de Proton VPN, qui permet d’utiliser de nombreux serveurs répartis dans des dizaines de pays. En plus de lutter contre les « Big Techs », ce partenariat est surtout un excellent moyen pour Proton de faire connaitre son service et de gagner des abonnés supplémentaires. Son offre payante (à partir de 4,49 €/mois avec engagement) comprend la vitesse maximale, des serveurs supplémentaires et des fonctions avancées. Et si vous ne voulez pas de Proton VPN dans Vivaldi, vous pouvez le supprimer en désinstallant son extension et en retirant son bouton de la barre d’outils.